L’Inspecteur Général Cedric Esson , Directeur Départemental de la Police Nationale des Bouches-du-Rhône, nous a reçu le 12 mai 2026 durant une heure afin de lui présenter l’Association Défense Police et aborder avec lui certains sujets sensibles concernant les forces de sécurité intérieure.

Merci encore au DDPN pour son accueil et son écoute !


Gérard Curnier, Président ADP, Cédric Esson, DDPN, Claude Dupont, Vice président ADP

Il avait pris ses fonctions en tant que directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) des Bouches-du-Rhône en septembre 2023. Six mois plus tard, Cédric Esson reste à Marseille mais change de poste : il est, depuis janvier 2024, directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN), un rôle issu de la récente réforme de la police nationale. Son ancien poste de DDSP a ainsi disparu.



( La Préfète Frédérique Camileri et Cédric Esson lors d’une conférence de presse… )

En tant que directeur interdépartemental de la police nationale, Cédric Esson aura pour mission d’encadrer l’ensemble des forces de police, qu’elles soient issues de la sécurité publique, de la police judiciaire, ou encore de la police aux frontières, ces trois branches étant d’ailleurs fusionnées au sein d’une même direction interdépartementale.

Cédric Esson aura donc sous sa responsabilité ces services dans les Bouches-du-Rhône, mais récupère aussi l’autorité sur la police nationale aux frontières du Var (83) et du Vaucluse (84), ainsi que la police judiciaire des Alpes-de-Haute-Provence (04) et des Hautes-Alpes (05). L’objectif de cette réforme est de décloisonner les différents services. Cette réforme, décriée, avait déclenché en 2022 des manifestations à Marseille dans les rangs de la police judiciaire.

DDPN … c’est qui et quoi ?…

Les directeurs départementaux de la Police Nationale appartiennent tous au corps de conception et de direction de la Police nationale. Ils sont nommés par arrêté du ministre de l’Intérieur et sont placés sous une double autorité : celle des préfets qu’ils assistent et conseillent en matière de Sécurité publique et d’information générale, et celle des procureurs de la République sous le contrôle desquels ils exécutent les missions de police judiciaire dont ils sont chargés.

On trouve une direction départementale de la Police Nationale (DDPN) ou une direction interdépartementale de la Police Nationale (DIPN) dans chaque département de France métropolitaine (sauf pour les départements de Paris, Hauts-de-SeineSeine-Saint-Denis et Val-de-Marne où se trouvent des Directions territoriales de la Sécurité publique (DTSP) dépendant de la préfecture de police de Paris). Leur état-major est installé dans l’hôtel ou commissariat de police de la principale ville du département (pas obligatoirement la préfecture).

Les DDPN ou DIPN sont divisées en CPN (Circonscription de Police Nationale), comptant pour chacune d’elles un commissariat ou hôtel de police et des postes de police satellites. Les plus importantes directions disposent d’unités opérationnelles venant renforcer l’action des CPN dans leur domaine de compétence. Dans l’hôtel de police (ou un commissariat central de police), où est basée la DDPN se trouvent à la fois les structures installées au niveau départemental et les structures installées au niveau de la circonscription.

À l’échelle d’une DDPN ou DIPN, nous pouvons mentionner plusieurs services courants renforçant l’action des CPN :

  • une CDI (Compagnie Départementale d’Intervention), appelée CSI (Compagnie de sécurisation et d’intervention) dans les Bouches-du-Rhône, à Paris et dans les départements de petite couronne. Dans les directions de plus faible importance, une SI (Section d’Intervention) peut exister à la place d’une CDI ;
  • les DDPN au niveau notamment des métropoles (Lyon, Toulouse…), comprennent une unité dédiée à l’ordre public et à la circulation routière, parfois appelée Service d’Ordre Public et de Sécurité Routière (SOPSR), qui s’occupe des missions relatives au maintien ou au rétablissement de l’ordre public et participe à la lutte contre l’insécurité routière, qui comprend :
    • une compagnie départementale de circulation et de sécurité routière (CDCSR), qui assure la surveillance et la régulation du trafic routier, certains contrôles techniques (vitesse, poids lourds, contrôles antipollution…) et, avec les unités motocyclistes, les escortes sanitaires et officielles ainsi que, d’une façon générale, une surveillance générale de la voie publique ;
    • d’autres unités (brigade équestre, brigade fluviale, unité cynophile, etc) ;
  • une sûreté départementale (SD), chargée des enquêtes ; elle comprend (variable selon les DDPN) :
    • une unité de protection sociale, qui comprend :
      • une brigade de répression du proxénétisme ;
      • une brigade des mineurs, pour les infractions commises contre des mineurs (violences intrafamiliales, pédophilie…) ;
      • une brigade des stupéfiants ;
    • une unité judiciaire, qui comprend :
      • une brigade criminelle, chargées des enquêtes sur les meurtres, ou, lorsque aucune autre unité en est chargé, des faits de violences, vol à main armée ;
      • une brigade économique et financière ;
      • d’autres unités dont l’existence et les noms varient localement, comme les sections enquêtes et recherche, chargées d’enquêter sur les viols et les enlèvements ou les brigades des violences urbaines ;
    • une unité technique d’aide à l’enquête, chargée d’un soutien scientifique et administratif.

Par ailleurs, la plupart des départements sont dotées d’un Centre départemental des stages et de la formation (CDSF).

Catégories : Divers

1 commentaire

Merci pour ces précisions instructives.. · mai 30, 2026 à 5:23 pm

Poursuivre mon engagement a soutenir l’association Défense Police du Président Gérard Curnier..

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