De l’affaire Nahel à la répression contre les agriculteurs
Considérations sur la politique de sécurité publique d’ Emmanuel Macron.
La décision de l’abattage d’un troupeau de bovins ordonnée par la ministre de l’agriculture et qui est en train de dégénérer en affrontements violents avec les Forces de l’Ordre remet en lumière la politique de sécurité publique d’ Emmanuel Macron.
Cette décision a ravivé le malaise paysan toujours présent, d’autant plus que cette semaine devait être signé le traité « Mercosur » rejeté par l’immense majorité de nos agriculteurs. Voilà qui a porté la tension à son paroxysme, puisque poussé par un désespoir permanent, nos paysans ont fait le choix de la révolte par l’action violente afin de se faire entendre. Face à cela, le gouvernement a envoyé nos Forces de l’Ordre contre eux officiellement pour « rétablir l’ordre et la sécurité ». Cela étant, nos CRS et Gendarmes mobiles qui sont des fonctionnaires sont obligés d’obéir aux ordres reçus ou ils n’ont qu’à démissionner, et se retrouver au chômage. Seulement, aujourd’hui, comment survivre, surtout si l’on a une famille à charge ?
Du coup, face à l’émotion grandissante qui s’empare de notre peuple, nos flics passent de plus en plus comme des valets du gouvernement, alors qu’ils se contentent d’obéir aux ordres. Malheureusement, ils deviennent la cible de bon nombre de nos concitoyens, et pas seulement ceux d’extrême Gauche. Bref, un divorce risque de s’opérer entre une partie de notre peuple et nos Forces de l’Ordre et de Sécurité chargées pourtant de les secourir et de les protéger.
Ce mécanisme d’opposition jusqu’à la rupture a commencé clairement avec l’ affaire Nahel, quand Emmanuel Macron et son gouvernement dirigé par Elizabeth Borne, (et dans lequel siégeaient l’ avocat, maître Eric Dupont- Moretti, ainsi que Gabriel Attal, François Bayrou, Bruno Lemaire et Sébastien Lecornu ), ont immédiatement condamné un policier exemplaire, (2 fois décoré), face à un jeune délinquant récidiviste qui, cette fois risquait de la prison ferme. D’où son refus d’obtempérer et sa violente tentative de fuite.
Le coup de grâce a été porté par la présidente de l’Assemblée nationale, Madame Yaël Braun- Pivet qui a organisé une minute de silence officielle en hommage à Nahel.
Aujourd’hui, nos collègues continuent d’exercer leurs missions avec le professionnalisme et l’esprit de sacrifice qui les caractérisent alors qu’ils sont complètement désemparés, se sentant abandonnés par nos gouvernants et notre Justice , puisque le policier qui a tué Nahel va comparaître au Tribunal pour meurtre.
Plus encore, alors qu’il a été remis en activité dans un service administratif avec interdiction formelle de porter une arme, certains ont estimé qu’il bénéficiait d’un traitement de faveur, alors que lui-même et son épouse avaient reçu des menaces de mort !
Seulement, depuis 2020, le ministère de l’ Intérieur reconnaît chaque année entre 20 et 25.000 refus d’obtempérer, de plus en plus violents.
Preuve de ce malaise policier, chaque année, malgré les sombres perspectives du chômage, beaucoup de policiers et de gendarmes démissionnent.
En 2022, soit un an avant l’ affaire Nahel, les statistiques officielles du ministère de l’ Intérieur avaient annoncé près de 20.000 démissions dans la Police et la Gendarmerie, et, malheureusement, le mouvement amorcé en 2022 continue, même s’il n’atteint pas le pic de cette année noire, au point que certains s’inquiètent que la France finisse par manquer de policiers comme d’enseignants. En effet, comme pour l’ Éducation nationale, nos ministères rencontrent de grandes difficultés pour recruter. Seulement, le moment venu, ce seront autant d’hommes et de femmes qui ne seront plus là pour nous porter secours
C’est pourquoi, plus que jamais, il est impératif d’ouvrir des États Généraux de la sécurité publique en France, auxquels, policiers ,gendarmes, magistrats, avocats et responsables politiques devraient participer pour clarifier cette situation qui devient de plus en plus trouble, et donc dangereuse. Nous à « Association Défense Police », nous ne cessons de réclamer l’ouverture de cette grande conférence et nous sommes prêts à y participer pleinement.
Malheureusement, jusqu’à ce jour, personne n’a daigné répondre à notre invitation.
Pourquoi ?..

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