Vous avez dit « WOKISME » ?..
Le wokisme s’invite dans les sujets de concours d’officier de police

Le mot « woke » d’origine anglaise, est apparu en France en 2015, et il désigne un courant de pensée qui se veut progressiste et qui lutte pour une certaine conception de la justice sociale, à travers la défense de diverses causes.
Et parmi ces causes, il y a le mouvement LGBTQIA+, ce qui veut dire : L pour lesbienne, G pour Gay, B pour bisexuel, , T pour transsexuels, Q pour Queer , ce qui désigne des personnes en questionnement sur leur orientation sexuelle, I pour intersexe (individus qui différent selon leurs caractères sexuels biologiques), A pour asexuel, agenre, aromantique, décrivant des personnes qui ont peu d’attirance sexuelle pour une autre personne, et dans la catégorie +, se trouvent des P comme pansexuels (attirance potentielle sans distinction de genre), et 2S pour bispiritualité c’est-à-dire ce qui caractérise des personnes ayant à la fois un esprit masculin et un esprit féminin.
Nos collègues, futurs officiers de police de la Police Nationale ont eu donc à plancher sur cette matière très complexe, compte tenu de ses éléments constitutifs très divers au cours d’une épreuve de résolution de cas pratique, c’est-à-dire qui permet d’évaluer à la fois les capacités de réflexion des candidats, mais également leurs qualités rédactionnelles et leur esprit de synthèse.

Cette année, nos apprentis policiers ont eu la surprise de découvrir un sujet auquel ils ne s’attendaient pas du tout, qui fut le suivant :
« Vous êtes lieutenant de police et vous êtes affecté dans un état-major local. Le directeur départemental vous demande d’élaborer une note sur la lutte contre la haine anti-LGBT, assortie de pistes d’évolutions concrètes. Vous avez quatre heures pour rédiger cette note » !
Nous assistons ainsi à l’infiltration des idées à la mode, que l’on peut appeler progressistes ou woke au sein de l’administration publique, et la preuve nous en est donnée pour cette épreuve de concours d’officier. C’est proprement scandaleux, même si en haut lieu, la justification d’une telle épreuve tient dans le fait que les agressions contre cette communauté aux multiples consommes a augmenté de 13% en 2023. Mais en tout état de cause, ces agressions ne représentent en fait que 0,1% des actes délictueux et criminels, soit en tout et pour tout 4560 crimes et délits sur plus de 3 millions 500.000 crimes et délits en tout genre commis en France durant l’année de référence…
Certes, la haine contre les minorités peut engendrer un caractère angoissant, mais que pèse-t-elle face au narcotrafic et à la criminalité organisée qui génèrent des revenus de plus de 4 milliards d’euros, et face à la hausse des viols, des vols, des agressions sauvages, de la barbarie des mineurs, et d’une manière générale de la hausse inquiétante de la violence gratuite.
Tout cela a de quoi écœurer et démotiver nos collègues policiers en fonction, mais encore davantage ceux qui s’apprêtent à entrer dans le Corps, c’est-à-dire tous ces hommes et toutes ces femmes qui avaient l’envie d’entrer dans la police pour servir leur pays, pour défendre les biens et les personnes de leurs concitoyens, et qui se retrouvent en fin de compte à devenir le bras armé de ces choix politiques désastreux.
Une radio nationale ( Europe1 ) en a d’ailleurs fait un sujet de discussion de son émission EUROPE1 MATIN …
Monsieur Bruno Retailleau, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, il est grand temps de remettre de l’ordre dans la Grande Maison !
Marseille, le 13 Janvier 2025
Claude DUPONT
Commissaire divisionnaire honoraire
Vice-Président de Défense Police
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