La responsabilité et la complicité de l’État dans la dégradation sécuritaire de notre pays

En l’espace de quinze jours, notre pays a été affecté par l’assassinat de 2 policiers à l’intérieur d ‘un commissariat à Paris, ainsi que celui de deux surveillants pénitentiaires en mission de transfert dans l’Eure (sans oublier leurs trois autres collègues gravement blessés par balles), et enfin le meurtre d’un gendarme en mission en Nouvelle-Calédonie, collectivité française ultra marine, à la suite d’une insurrection qui a coûté la vie à un ressortissant calédonien, au décès accidentel d’un deuxième gendarme et de plusieurs blessés civils par arme à feu.

D’une façon générale, ce sont les corps régaliens de l’État qui ont été frappés en plein cœur, c’est la puissance publique, dans son entièreté, qui a été atteinte, dégradée et salie.

Face à cette situation dramatique, il est permis de s’interroger s ‘il y a toujours un État en France digne de ce nom, conscient de ses responsabilités, souverain et respecté. Il est permis d’en douter fortement à la lumière d’une situation qui se détériore sur plusieurs fronts :

  • La Calédonie tout d’abord, où la situation a été très mal gérée, voire anticipée par le gouvernement et surtout par un Haut-Commissaire complètement dépassé, ainsi que par des services de renseignements inopérants, alors que la population dans son ensemble, à près de 90% a rejeté cette année l’indépendance du territoire et s’est déclaré à nouveau pour rester un territoire français. En présentant un projet de loi destiné à modifier le fichier électoral de ce territoire, et en le faisant voter, le gouvernement qui ne répondait à aucune urgence à agir, a mis le feu aux poudres, et s’est rendu complice des exactions commises, et de la mort de deux gendarmes et de quatre civils…le « caillou » est une terre française et elle doit le rester et être défendue en conséquence contre une minorité de « casseurs » ….
  • Après l’assassinat de deux policiers au sein même du commissariat du 13ème arrondissement de Paris, qui est malheureusement la suite logique d’un dénigrement récurrent et violent des membres de la Police Nationale, qui sont accusés d’être des « tueurs », des « assassins », des « racistes » par des partis et mouvements d’extrême gauche…en laissant faire et s’exprimer ces groupements séditieux, l’État se rend complice de la situation intenable dans laquelle la police agit quotidiennement. Par ailleurs, en refusant de créer une présomption de légitime défense pour tous les membres des forces de sécurité intérieure, en adoptant une directive européenne applicable le 1er juillet prochain qui modifie la garde à vue et la présence de l’avocat , ce qui entrave de plus en plus le travail d’enquête et d’investigation, et enfin en faisant voter en 2024 une réforme de la police nationale qui a considérablement réduit le champ d’action de la Police Judiciaire,… l’État est complice de l’affaiblissement de nos Corps de défense et de protection…
  • Après l‘assassinat de deux surveillants pénitentiaires et les blessures graves causées à trois de leurs collègues alors qu’ils étaient en mission, l’État est entièrement responsable et ce ne sont pas les pleurnicheries du Garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, qui vont le dédouaner, ce ne sont pas non plus les tweets de condoléances du Président de la République qui vont atténuer les peines et les difficultés de ces personnels qui effectuent tous les jours, pour un salaire à peine correct, des missions de sauvegarde essentielles pour le peuple français. Lourdement pénalisés par ailleurs par l’État qui ne leur permet plus de pratiquer des fouilles systématiques, par l’État qui ne leur met pas à disposition des fourgons blindés et des armes d’assaut nécessaires pour effectuer les transferts judiciaires en toute sécurité ; et enfin par l’État qui ne prend pas les mesures nécessaires pour mettre fin au trafic de stupéfiants et à la circulation intensive des téléphones portables dans l’enceinte des prisons. Ce ne sont plus les surveillants aujourd’hui qui gardent les prisonniers, ce sont les prisonniers qui gardent les surveillants …et l’État de par ses défaillances graves est complice de l’affaiblissement des structures pénitentiaires.
  • La Justice, de son côté, ne remplit plus son rôle ; même si les magistrats marseillais ont lancé un cri d’alarme pour rendre compte de la difficulté de leurs tâches face à la submersion de leurs cabinets par les affaires de narcotrafic…certes, c’est sans doute vrai, mais qu’ils commencent par mettre de côté leurs idéologie syndicale (notamment au Syndicat de la Magistrature) et qu’ils prononcent des peines fermes et effectives…en laissant les magistrats continuer à prôner la culture de l’excuse plutôt que de la répression, l’État est entièrement responsable de la situation catastrophique de notre « justice », et ne fait pas appliquer les lois qui existent….
  • Et la liste est très longue de tous ces manquements graves de l’État, ainsi dans l’Éducation Nationale et l’Enseignement Supérieur, tout d’abord, où les atteintes à la laïcité se multiplient, où l’antisémitisme progresse, où l’empreinte des Frères Musulmans se précise de plus…L’État faillit à ses responsabilités, il laisse faire et ne protège plus ses enseignants dans l’exercice d’un travail qui est l’un des plus nobles et des plus vertueux…l’État, ensuite, abandonne également les maires des petites communes et des villes moyennes, et certains d’entre eux sont régulièrement menacés, attaqués, agressés dans leurs personnes et dans leurs biens. Nonobstant le fait qu’ils remplissent une mission de service public essentielle dans leurs territoires, beaucoup baissent les bras et mettent fin à leurs mandats …l’État est directement responsable et il se rend complice de la dégradation sécuritaire au sein de secteurs essentiels que sont l’Éducation et les collectivités locales…le tout s’aggravant avec  les difficultés de l’hôpital public, l’insécurité dans les transports, la submersion de l’immigration, et la violence des mineurs en exponentielle augmentation….

La situation est-elle désespérée ? On pourrait le croire, mais non pas du tout, sous la condition que l’État se ressaisisse et prenne rapidement les mesures qui s’imposent :

  • Face à la dégradation générale de la situation de notre pays, le gouvernement et le Président de la République ont à leur disposition des armes constitutionnelles, tout d’abord l’application de l’article 16 de la Constitution du 4 octobre 1958, qui dispose : 

« Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des Présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel ».

Ce texte permet dans un délai de 2 mois, au début, de prendre des mesures très rapides en légiférant par ordonnances et rétablir de ce fait, le fonctionnement régulier et efficace des corps régaliens, au besoin avec la procédure de « l’état d’urgence » et/ou de « l’état de siège » (article 36 de la Constitution).

Mais ces mesures ne pourront être l’œuvre que d’un gouvernement de « combat », un gouvernement de « guerre » resserré et restreint, avec 7 à 8 ministres seulement (à l’image du gouvernement israélien actuel), avec des militaires et des techniciens, pas des      « politiques», et pas avec 40 ministres comme aujourd’hui dont les trois-quarts sont complètement inconnus des français.

C’est à ce prix que notre pays pourra retrouver le calme, et pour que les français ne soient plus menacés, inquiétés, agressés dans leur personne et dans leur bien, victimes de la « haine du blanc ». Ne nous leurrons pas, le sursaut attendu ne viendra pas du gouvernement actuel, et avant que la France retrouve sa fierté et sa souveraineté, il nous faudra encore subir, souffrir, supporter, endurer, RÉSISTER, avant qu’un Chef ne se révèle, un vrai, un homme de la trempe d’un Clemenceau ou d’un De Gaulle. En attendant, une étape importante s’approche, celle du 9 juin prochain, ne la manquons pas !

Dès à présent, il faut cesser de participer aux hommages funèbres, il faut cesser d’écouter les discours larmoyants, cesser d’assister aux remises de décorations posthumes, il y aura toujours le temps pour ça, cesser de faire des marches blanches, d’acheter des cierges et des fleurs. Que l’État protège et défende ses serviteurs, et fasse face à ses responsabilités, c’est ce que nous sommes en droit d’exiger, Nous Citoyens français attachés à nos valeurs ancestrales, à notre patrie, à notre Drapeau, à notre hymne national, à notre France éternelle !

Claude DUPONT

Commissaire Divisionnaire Honoraire

Vice-Président Association Défense Police

Catégories : Lettre ouverte

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